Une reprise d’étude réussie pour un nouvel avenir professionnel

Alice Dubois, 26 ans, a repris ses études en Mastère Marketing Digital et a effectué un remplacement de congé maternité en tant que chargée de communication pour l’École normale supérieure de Rennes. 

Alice, peux-tu nous décrire ton expérience à l’École normale supérieure de Rennes ? 

Alice

En 2016, j’ai effectué un remplacement de congé maternité au sein de l’École normale supérieure de Rennes (ENS Rennes) en tant que chargée de communication. À l’issue de cette expérience, j’ai décidé de démarrer le cursus « digital marketing manager » de IONISx, pour acquérir une compétence plus approfondie en matière de stratégie marketing et communication digitale.

Le Living Lab, un institut de valorisation de l’ENS Rennes, créé officiellement en 2016, cherchait au même moment à recruter un stagiaire pour mettre en place leur stratégie de communication. C’était donc une bonne opportunité pour moi d’ajouter une expérience supplémentaire à ma carrière, dans un secteur que je connaissais bien.

Plusieurs objectifs ont été fixés pour ce stage :

  •  Travailler sur l’identité du Living Lab
  • Mise en place d’une stratégie de communication (avec un volet digital)
  • Mise à jour de supports (plaquette, kakemono, goodies,….)
  • Mise en place d’un cycle de séminaires
  • Mise en place d’outils digitaux (site web et réseaux sociaux)
  • Animation d’un Groupe de Travail sur la communication (2 réunions sur le semestre).

La réflexion autour de la nouvelle identité (nouveau nom et logo) est un point essentiel pour créer durablement une marque. C’est une démarche qui a nécessité beaucoup d’échanges et de temps ! J’ai ainsi pu expérimenter des nouvelles techniques de brainstorming et le cours d’innovation stratégique a pu me donner quelques clés intéressantes !

Nous avons également mis en place un groupe de travail « communication », regroupant les partenaires industriels, financiers et académiques (privés et publics). Au sein de ce groupe, nous avons pu discuter et valider les principes de la stratégie de communication et permettre au nouveau nom d’émerger. Ce groupe permettra par la suite de tenir informés nos partenaires des avancées menées, des nouveaux projets entrepris et/ou à monter, mais également de réajuster, si besoin, la stratégie.

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Différents supports ont été mis à jour ou créés : cartes de visite, roll-up, flyers, goodies, … Le site web est toujours en projet, mais nous avons créé en attendant une présentation numérique à l’aide de Sway (un outil que je ne connaissais pas avant de démarrer la formation) qui permet d’avoir un rendu tout à fait correct, en attendant de pouvoir créer un site.

Enfin, j’ai posé les bases d’autres projets qui seront mis en œuvre à partir de septembre prochain: une inauguration, des vidéos, un premier séminaire et le lancement d’une stratégie de social media.

En conclusion, ce stage a été vraiment enrichissant par la diversité des missions proposées et le challenge de devoir tout construire. La formation m’a permis de me replonger dans des éléments assez théoriques mais facilement applicables au quotidien. Cela m’a également encouragée à m’intéresser davantage au digital, un domaine où je me sens désormais de plus en plus à l’aise.

Merci Alice. Si vous aussi vous souhaitez évoluer professionnellement, consultez cette page.

Une démarche participative pour poursuivre la transformation numérique des écoles du Groupe IONIS.

Une série d’ateliers de co-construction a été organisée dans chacune des 4 écoles d’ingénieurs du Groupe IONIS en mai et juin 2017. L’objectif était de définir les axes prioritaires pour la poursuite de la transformation numérique de chacune des écoles. Récit et retour en images sur ces rencontres entre étudiants, administratifs, enseignants des écoles et l’équipe de IONISx. 

Ces ateliers de design participatif ne sont pas un acte isolé mais font suite à des rencontres régulières.

Pour accompagner la transformation numérique des écoles du Groupe IONIS, jusqu’à présent IONISx avait organisé un séminaire de sensibilisation et de formation interne en mars 2015 pour le lancement du projet dans 7 écoles ; puis tous les 6 mois des focus-groups sur la qualité de l’offre et les évolutions attendues auprès du personnel et de représentants d’étudiants des 4 écoles d’ingénieurs du Groupe.

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Travail en petits groupes à l’atelier de Sup’Biotech, mai 2017

Plus de 5 000 étudiants déjà concernés par l’enseignement numérique de IONISx

Mais qu’en est-il au juste de l’enseignement numérique au sein de IONIS Education Group ?

L’enseignement numérique est un axe fort de développement du Groupe. Des initiatives multiples existent, au sein de chaque école, ou initiés par le Groupe.  IONISx est l’unité du Groupe spécialisée dans ce domaine qui participe à la transformation numérique des écoles. Ses activités fédèrent essentiellement ce qui concerne le pilotage de projets, la production des cours et l’hébergement des supports numériques pour des cours souvent transverses aux écoles.

IONISx a donc lancé en janvier 2015 un projet de numérisation de cours pour 7 écoles (ISEFAC, ISEG, ISG, IPSA, ESME Sudria, EPITA, Sup’Biotech). Des classes inversées ont notamment été mises en place dans les 4 écoles d’ingénieurs en Mathématiques, Physique et Informatique depuis septembre 2015. Ceci touche plus de 5 000 étudiants depuis la rentrée 2016.

 

La dématérialisation d’autres cours est initiée (autres matières du cycle bachelor, du cycle ingénieur…) avec l’optique de proposer non seulement davantage de formations diplômantes dématérialisées en formation initiale ou continue mais aussi des certificats professionnels de formats plus courts. On vise la formation tout au long de la vie. 

Une démarche participative qui plaît

Pour aller plus loin et après 2 années scolaires de pratique, il était temps de faire le point, école par école, sur les axes prioritaires de développements pour le futur. La méthode de co-construction utilisée était inspirée d’une démarche mise en place dans l’enseignement supérieur français. Ces ateliers, intitulés “Tous acteurs de la transformation numérique de l’ESME Sudria/ l’IPSA / l’EPITA / Sup’Biotech !” étaient quadripartites . Ils rassemblaient chaque fois vingt à vingt cinq participants : étudiants déjà concernés par les classes inversées en première ou deuxième année d’étude, administratifs de l’école, enseignants plus ou moins concernés par l’enseignement numérique, et des représentants de l’équipe IONISx.

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Présentation d’un chantier par un étudiant à l’atelier de co-construction de l’IPSA,  juin 2017

L’idée comme le titre l’indiquait était que chacun se sente acteur de la transformation numérique de son école. Il s’est avéré que cet élément a grandement séduit, en particulier les étudiants qui ont apprécié d’être consultés de la sorte au même titre que les professionnels, forts de leur expérience et de leur niveau d’implication.

Le déroulé : une alternance de séquences en plénière et en petits groupes

Chaque atelier s’est déroulé sur la même trame, en 3 temps principaux après l’accueil des participants en plénière.

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Panneau de bienvenue à l’ESME, juin 2017

1. Imaginer l’école en 2050 : un brainstorm d’une demi-heure pour échauffer les méninges en petits groupes. Une liste de dimensions à aborder comme les lieux, les publics, les ressources, etc. permettait d’avoir une approche la plus complète possible. A la fin de cette séquence chaque groupe devait aussi choisir quelles valeurs représenteraient le mieux son école dans ce futur lointain. Une restitution de chaque panneaux produit en plénière a permis à chaque groupe de prendre connaissance des idées et des directions privilégiées par les uns et les autres.

2. Faire avancer les projets de la transformation numérique : un inventaire des projets actuels a été dressé en plénière. Ceci a permis à chacun d’avoir connaissance de certains éléments qui le concernent de plus ou moins loin, de l’ERP aux cours en ligne existants ou en développement, en passant par l’évaluation, le suivi, la formation continue… Ensuite un projet a été développé par table. Chacune planchait sur les actions à mener pour le développement du chantier en question selon 6 dimensions : lieux, recherche, ressources, systèmes d’informations et services, contenus pédagogiques, gouvernance, éco-système et valeur ajouté.

3. Définir le référentiel de transformation numérique de l’établissement : pendant la dernière heure de l’atelier, les petits groupes ont identifié parmi de nombreuses actions proposées par l’exercice quelles étaient les 10 actions les plus pertinentes pour leur école, toujours classées selon les 6 dimensions précédentes. Des étiquettes permettaient de placer les actions sélectionnées sur un fond de carte.

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Un participant lit les étiquettes proposant des actions à sélectionner et coller sur une carte à Sup’Biotech, mai 2017

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Dialogue en petits groupes à Sup’Biotech, mai 2017

Ces recommandations ont été partagées en plénière où une carte de compilation a été produite. Il s’agissait d’exprimer ce que ces actions théoriques signifiaient dans le cas de l’école et de les rapprocher aussi des 3 ou 4 projets de transformations numériques sur lesquels les groupes avaient travaillés au préalable.

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Compilation des cartes des 10 actions prioritaires en plénières à Sup’Biotech, mai 2017

Au final, ce qui pourrait faciliter une bonne appropriation des changements envisagés ou une mise en place rapide des actions préconisées a été évoqué.

Après quelques mots de conclusion et de remerciement, un buffet était l’occasion de prolonger les échanges de manière plus informelle.

Quels enseignements sur le fond ?

D’une manière générale, un consensus sur les axes de développement s’est dégagé :

  • Vers une porte d’entrée unique pour tous les services en ligne (scolarité, cours, bibliothèque…). Fini les login sur différentes plateformes : une porte d’entrée unique serait la voie à différents services selon les accès associés.
  • Des idées pour développer la communication interne (au sein des écoles entre l’administration et les profs principaux et les étudiants, entre établissements et campus).
  • Vers plus d’informations sur la progression des apprenants, aussi bien pour les étudiants que les équipes enseignantes et pédagogiques. Les statistiques déjà accessibles sont bien appréciées pour se comparer notamment à la moyenne de sa classe. La gamification déjà présente est amenée à prendre une place toujours plus importante pour développer l’émulation entre apprenants et enseignants et démontrer l’acquisition de connaissance et compétences.
  • Plus de collaboration que ce soit via du tutorat par des élèves plus avancés ou via les réseaux sociaux entre apprenants d’une même promotion ou avec les enseignants.
  • Plus de pédagogie par projet et d’interdisciplinarité, avec des projets fil rouge transverses à plusieurs cours, de nouveaux types d’évaluations.

 

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Travail en petits groupes à l’ESME Sudria, juin 2017

Un renforcement des équipement et des locaux pour s’adapter à la pédagogie numérique : plus d’espaces pour consulter ses cours à l’école ou travailler en petits groupes sur des projets ou des révisions ; des salles adaptées aux séances de travaux dirigés ou de travaux pratiques, à l’expérimentation, des fablabs…

Bien entendu certaines nuances et préconisations sont propres à chacune des écoles qu’il serait trop long de développer ici.

Une démarche systématique à suivre de plan d’actions

En conclusion, cette méthode a permis d’envisager le futur à moyen terme en abordant différentes dimensions, sans faire l’écueil de se concentrer sur ce qui semble le plus évident et utile mais aussi en envisageant systématiquement tous les axes de développement possibles.

L’appropriation des préconisations par les participants était bien tangible. Il reste à transformer ces recommandations en plans d’action concrets à budgéter et planifier plus précisément.

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L’animatrice note les propositions des participants à la plénière à l’ESME Sudria, juin 2017

Quant à la démarche de qualité et de consultation large des publics concernés, il est indéniable qu’elle se poursuivra. Elle a non seulement été appréciée de chacun, mais elle a aussi débouché sur des idées variées, pertinentes et de valeur pour poursuivre la transformation numérique des écoles.

Objectif atteint ! Mais on ne s’arrête pas là. La réflexion est permanente : Quel format pour les prochains ateliers consultatifs sur la qualité de l’enseignement numérique prévus à l’automne 2017 ? Vos idées sont les bienvenues en commentaire de cet article !

L’école dématérialisée prend le contrôle de la formation professionnelle

Conséquence des effets de la mondialisation associés à la transformation digitale, la compétition entre écoles, universités et organismes de formation est désormais remise en cause par l’arrivée de nouvelles plateformes d’enseignement en ligne. L’éducation et la formation professionnelle, un futur dicté par les géants du Web ?

Alexander CalderOeuvre d’Alexander Calder   / Crédit photo : Nate R.

« Tout le monde commence à craindre de se faire Uberiser. C’est l’idée qu’on se réveille soudainement en découvrant que son activité historique a disparu… Les clients n’ont jamais été aussi désorientés ou inquiets au sujet de leur marque et de leur modèle économique » confiait Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, en décembre 2014, dans une tribune du Financial Times.

Mythe ou réalité, le risque d’uberisation agite depuis quelques années le secteur de la formation professionnelle déjà traversé par une transformation numérique profonde. On pense notamment à l’essor du e-learning, des plateformes collaboratives ou de streaming de vidéos puis l’émergence des MOOC, COOC et SPOC à destination des entreprises comme des particuliers. Ainsi chacun peut-il désormais apprendre ou enseigner à travers de multiples outils numériques (forum, wiki, vidéos, podcasts, tutoriels, etc.) remettant théoriquement en cause le monopole longtemps exercé par les organismes de formation initiale ou continue.

Paradoxalement, en matière de formation professionnelle, la transformation numérique a produit un effet inverse à l’uberisation d’autres secteurs de l’économie : les établissements d’enseignement supérieur ont réinvesti le terrain de la formation continue après l’avoir longtemps délesté au profit de la formation initiale.

Faut-il voir un effet de la révolution des MOOC ayant poussée les écoles et universités à investir le domaine du digital learning dont elles ont produit une majorité du contenu actuellement disponible ? Au fond, les établissements d’enseignement supérieur redeviennent grâce au numérique des partenaires privilégiés des entreprises pour la formation de leurs salariés. Ils proposent des formules repensées : enseignement personnalisé, pédagogie par projet, serious games, réalité virtuelle & augmentée, blended learning, adaptive learning, social ou mobile learning.

Après les MOOC, la formation professionnelle d’excellence par les écoles et universités

Jeremy Rifkin, auteur et économiste de renom avait théorisé en 2014 la fin de l’université telle qu’on la connaît dans son ouvrage intitulé « La nouvelle société du coût marginal zéro. L’internet des objets, l’émergence des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme »[1]. Force est de constater que les universités traditionnelles n’ont pas disparu mais leurs missions ont changé radicalement après la déferlante des MOOC en 2012. En définitive, ce phénomène aura servi de brèche et d’ouverture à une conception plus large de l’enseignement numérique.

Aujourd’hui, de nombreuses offres Executive Education permettent aux écoles et universités de tirer parti de leur expérience du MOOC pour répondre aux besoins des entreprises à travers des offres de formations 100% en ligne ou hybrides. De même, les universités d’entreprises s’associent aux grandes écoles pour élargir leurs offres de formation, intégrer des enseignants chercheurs et délivrer des titres ou certifications reconnus à leurs collaborateurs. Au-delà de l’effet de mode, ces nouveaux types d’apprentissage possèdent de nombreux avantages. Ils permettent de dépasser certaines contraintes physiques comme la capacité d’accueil des établissements par exemple, d’apprendre en temps réel, ou encore de collaborer avec la communauté via des réseaux sociaux d’apprentissage.

Diplômes, titres et certifications 100% en ligne : la nouvelle donne en matière de formation continue

Dirigeants, cadres ou entrepreneurs : la formation professionnelle continue à destination des collaborateurs de l’entreprise relève d’un besoin historique d’adapter les salariés à leur poste de travail et de veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi. Face à la concurrence émanant des pays à bas coûts de main-d’œuvre, la montée en compétence des employés représente un enjeu considérable pour l’innovation et la compétitivité des entreprises et requiert de nouvelles méthodes de formations – moins contraignantes et plus efficaces.

Si une nouvelle ère a été franchie avec l’émergence des MOOC et autres formations en ligne favorisant le développement de la formation continue auprès d’un plus grand nombre d’individus à un moindre coût, le besoin de reconnaissance s’est vite fait sentir tant pour les apprenants que pour les formateurs. Besoin de valoriser les connaissances et compétences nouvellement acquises pour les apprenants. Besoin de valoriser la qualité de la formation à travers la certification pour les écoles et prestataires de formation. En outre, depuis le 1er janvier 2017 les financeurs institutionnels de la formation professionnelle (État, Région, Opca, Opacif, Pôle emploi et Agefiph) doivent s’assurer que les formations professionnelles financées répondent aux critères qualité attendus d’une action de formation.

Se réinventer ou périr

Bousculés par la réforme de la formation professionnelle de 2014 d’une part et l’innovation pédagogique portée par les EdTech d’autre part, les acteurs traditionnels de la formation continue n’ont eu d’autre choix que de se réinventer ou périr. Tout d’abord en recourant à des partenariats avec les écoles et universités pour délivrer des formations et certifications éligibles au CPF. Puis, de plus en plus, en adoptant des dispositifs pédagogiques augmentés plus proches des attentes des apprenants : réalisation de projets, auto-apprentissage, esprit collaboratif, complémentarité des compétences. Enfin, les prestataires de formations se sont tournés vers les modèles économiques du web popularisés par les plateformes de services à la demande : formules freemium, abonnements premium, in-app purchases.

Signe de cette nouvelle donne en matière de formation : l’exemple de Weidong Cloud Education. Leader de l’éducation en ligne en Chine ayant créé avec Microsoft la plateforme d’enseignement en ligne du ministère chinois de l’éducation, Weidong Cloud Education a acquis une participation majoritaire dans Brest Business School et pris le contrôle du groupe Demos, numéro deux de la formation professionnelle en France. Une manière d’allier savoir-faire des écoles et prestation de formation continue pour délivrer titres et diplômes reconnus à l’issue des formations.

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Aujourd’hui la formation professionnelle poursuit son développement et s’hybride en proposant des parcours mixant présentiel et numérique (blended learning) voire 100% en ligne et délivrant des titres et certifications reconnus. Exemple au sein du Groupe IONIS où la plateforme numérique ionisx.com est tournée vers ces nouveaux modes d’apprentissage pour accompagner les apprenants dans leur volonté de valoriser, d’optimiser et d’élargir leurs compétences. Mais à la différence des dispositifs traditionnels de la formation professionnelle, la personnalisation des parcours est une dimension essentielle de la pédagogie numérique : ainsi les apprenants peuvent-ils définir la durée et le rythme de leur formation, suivre des enseignements adaptés à leur niveau de qualification ou à leurs objectifs professionnels et obtenir un accompagnement individualisé dans le cadre de réalisations de projets encadrés par des tuteurs et experts métier.

L’éducation du futur sera permanente et numérique

L’éducation est l’un des secteurs à plus fort potentiel de croissance pour les 20 années à venir avec la santé et la transition énergétique[2]. Or, la démocratisation des formations en ligne associée à la mondialisation de l’enseignement augure un futur proche dans lequel ne subsisterait qu’une poignée d’universités en ligne dans le monde.

Déjà, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) et autres entreprises du web tels que LinkedIn et Microsoft investissent le domaine de l’éducation à travers leurs plateformes : Google for Education, Apple for Education, Microsoft Education, Lynda.com ou Amazon Inspire. Il est probable que ces acteurs construiront prochainement des cursus débouchant sur des titres et certifications reconnus par l’État tel qu’envisagé au Royaume Uni dans un rapport[3] du Secrétaire d’État aux Universités et aux Sciences : « Il n’y a pas de raisons de protéger les [universités] en place d’une compétition d’excellence. Nous voulons un marché mondialement compétitif qui soutienne la diversité, dans lequel n’importe qui démontrant son potentiel à offrir une excellente éducation et à remplir les critères de qualité pourrait rentrer en compétition avec les institutions universitaires en place. »

Hier, les cours en ligne bouleversaient profondément les pratiques pédagogiques des écoles, comme au sein du Groupe IONIS avec l’introduction à grande échelle des classes inversées. Demain, les approches collaboratives, sociales et mobiles des plateformes numériques marqueront durablement l’enseignement. On verra émerger de nouveaux lieux d’apprentissage, des contenus et pratiques pédagogiques repensés ainsi que des modèles économiques réadaptés pour des publics d’apprenants dits « tout au long de la vie[4] ».

« Le destin d’une civilisation, selon l’historien Arnold Toynbee, dépend d’une minorité d’individus qui en leur sein détiennent des forces créatrices. Quand une civilisation parvient à relever un défi, elle croît, sinon elle décline. »[5] Avis à tous les pionniers de la transformation numérique de l’Enseignement.

Sources :
[1] Rifkin, J. (2014). La nouvelle société du coût marginal zéro : L’internet des objets, l’émergence des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme. Babel.
https://www.amazon.fr/nouvelle-soci%C3%A9t%C3%A9-co%C3%BBt-marginal-z%C3%A9ro/dp/2330058829
[2] https://www.wavestone.com/app/uploads/2017/03/numerique-enseignement-superieur-formation.pdf
[3] https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/523396/bis-16-265-success-as-a-knowledge-economy.pdf
[4] https://cnnumerique.fr/wp-content/uploads/2016/05/CNNum_Avis2016-1_ESR-4.pdf
[5] Arnold Toynbee, historien, http://www.europe1.fr/emissions/au-coeur-de-l-histoire/lhistoire-de-demain-2721139