La pédagogie par projet, la clé des cursus 100% en ligne

Chez IONISx, la personnalisation des parcours est une dimension essentielle de la pédagogie numérique : les apprenants peuvent définir la durée et le rythme de leur formation, suivre des cours adaptés à leur niveau de qualification ou à leurs objectifs professionnels et choisir des thématiques personnels dans le cadre des réalisations par projet pour se spécialiser sur un sujet lié à leur futur métier !


Dans la logique des titres certifiés RNCP, les cursus 100 % en ligne sont construits autour des compétences professionnelles que les apprenants doivent acquérir. La volonté est de créer des cursus et des projets qui permettent à la fois d’acquérir la théorie et de la mettre en pratique immédiatement.

L’organisation en projets permet une montée en compétences progressive, où la réalisation des étapes précédentes permet de passer aux étapes suivantes. Dans les MBA Online Epitech ou MBA Online ISG+EPITA, par exemple, les projets regroupent tous au moins deux matières, pour permettre aux apprenants de commencer dès le début de leur cursus à faire le lien entre les différentes fonctions de l’entreprise.

IONISx travaille avec une équipe d’experts et enseignants de chaque secteur pour écrire des scénarii qui recréent des situations réelles d’entreprise et les projets ont des étapes qui correspondent à des évolutions réelles d’un projet en entreprise.

L’entreprise est un écosystème où le travail est souvent réalisé en équipe. Dans les projets des cursus, il en va de même avec des travaux en équipe, une répartition des tâches, une structuration de l’équipe avec un responsable. Les compétences de management d’équipe et de management opérationnelle ainsi que la prise de parole en public sont inhérentes à la pédagogie par projet.

Zoom sur un projet du cursus Bachelor Online ISG :
« Webmarketing et social media management »

Dans le cadre du Bachelor Online ISG « Webmarketing et social media management », les apprenants sont confrontés à la création simulée d’une organisation de l’économie sociale et solidaire. Il est demandé aux apprenants de s’organiser en équipe et de réunir l’ensemble des éléments permettant de créer une association ou une entreprise en économie sociale et solidaire (ESS).

Trois grandes étapes qui donneront lieu à des rendus sont déterminées par l’équipe pédagogique et l’expert : la définition du modèle économique et du prévisionnel financier, l’élaboration de la structure juridique tout en veillant au respect de la réglementation et enfin la création du site internet de l’organisation.

Une fois ceci établi, l’expert va mettre le projet en contexte : l’équipe a décidé de participer à un concours international sur l’économie de demain organisé par une fondation qui récompensera 3 projets prometteurs avec la somme de 150 000 euros à partager pour lancer les projets.

Des conditions de participation aux concours sont diffusées et la directrice de la fondation (l’expert qui suit le projet) s’adresse en vidéo aux apprenants pour leur prodiguer conseils et encouragements.

Le décor est planté, l’expert sous les traits de la directrice de la fondation peut intervenir auprès des apprenants en diffusant directions et conseils, indiquant les cours à consulter, les documents à compléter et les étapes à valider. Chaque rendu donne lieu à une classe virtuelle, moment privilégié de l’interaction entre les apprenants et l’expert. C’est le moment de revenir sur les incompréhensions et les difficultés rencontrées afin de les surmonter et d’aller plus loin dans la maîtrise de la compétence.

Enfin, la soutenance finale qui représente le point d’orgue du projet, elle s’effectue en direct en vidéo devant un jury de professionnels représentant les membres du board de la fondation.

La pédagogie par projet : le point de vue des intervenants

Quelle finalité pour la pédagogie par projet ?

« Dans un cursus de haut niveau, un projet doit permettre à l’apprenant d’établir le lien entre les cours formels qu’il a reçu et la réalité du monde professionnel », explique Thierry Cuirot. « Tant que possible, il n’y a pas de meilleur projet qu’un projet réel, ou à défaut, d’un cas concret. Au travers de la réalisation du projet, l’apprenant voit donc clairement les bénéfices de son apprentissage et sera à même de les transposer par la suite dans le monde du travail. »

Le projet en groupe à distance fonctionne-t-il vraiment ?

« Dans l’absolu, un projet est un projet, qu’il soit réalisé en présentiel ou en distanciel », affirme Thierry Cuirot. « Dans la pratique, les contraintes imposées par la réalisation d’un projet de groupe à distance induisent l’utilisation d’outils numériques collaboratifs qui se révèlent in fine bien plus efficaces qu’en présentiel. Les contraintes initiales deviennent rapidement un avantage. »

Pour Stéphanie Delpeyroux, la réalisation de projets à distance est également une force. « En entreprise, les équipes travaillent souvent à distance notamment sur les projets innovant technologiquement. Réussir un projet dans ces conditions permet de développer ses compétences relationnelles : gérer les différences de point de vue, aplanir les difficultés, trouver des solutions ensemble… »

Quelles interactions entre les enseignants et les apprenants ?

Ce n’est pas seulement l’interaction avec les autres apprenants qui change. « L’autre différence réside dans le suivi réalisé par l’enseignant, à distance également », explique Stéphanie Delpeyroux. « Il peut se faire, au quotidien, par des échanges de mails, ou sur le forum, et plus ponctuellement, par des classes virtuelles. Tout est fait pour aider l’équipe d’étudiants à atteindre son objectif de projet, et ses objectifs d’apprentissage. »

Pour Thierry Cuirot, le nouveau type d’interaction entre enseignant et apprenant est un avantage. « Ce type de pédagogie permet également de personnaliser le suivi par un enseignant qui se pose alors en guide pour accompagner l’apprenant vers le savoir, plutôt qu’en unique source dudit savoir », selon lui. « C’est donc l’apprenant qui est au centre de la formation et non plus l’enseignant. »

Thierry Cuirot (Consultant et formateur)
Projets : Entrepreneuriat (MBA Online Epitech, MBA Online ISG+EPITA, Mastère Digital Marketing ISEFAC) ; Marketing digital (Mastère Digital Marketing ISEFAC)

Stéphanie Delpeyroux (Professeur agrégé en économie et gestion)
Projets : Création d’association ou d’entreprise sociale et solidaire, E-business (Bachelors ISG Webmarketing et Social Media Management et E-Business)

Conférence Open edX 23 – 26 Mai 2017 : de la classe inversée au « lifelong learning », la méthode IONISx

Retour sur la 4ème édition de la Conférence Open edX au cours de laquelle IONISx a présenté quelques-unes des clés qui ont permis au Groupe IONIS de créer des synergies entre ses institutions pour développer l’enseignement en ligne à travers la pédagogie par projet et les classes inversées. 

Adoptée par plus de 200 écoles et universités, la plateforme Open edX réunie à elle seule plus de 11 millions d’apprenants issus de 35 pays suivant près de 4000 cours en ligne dont ceux de IONISx !


Présente lors de 4ème édition de la conférence Open edX organisée pour la première fois en Europe, l’équipe IONISx a partagé pendant 3 jours avec les membres de la communauté ; acteurs du monde des MOOC, startups edTech, développeurs et spécialistes de l’enseignement numérique, les innovations pédagogiques, nouvelles méthodes d’enseignement et dispositifs s’appuyant sur le numérique pour répondre aux défis de de la transformation digitale de l’éducation tant en formation initiale que continue.

Dans leur présentation, Isabelle Druet, cheffe de projet pédagogique et Badi Ibrahim, directeur de IONISx sont revenus sur le modèle pédagogique numérique de la classe inversée rendu possible notamment grâce à la plateforme Open edX.

Retrouvez ici l’intégrale de la conférence de IONISx à Madrid

L’équipe a décrit comment la transformation digitale de ses institutions est conduite pour favoriser un écosystème permettant d’aménager de multiples modalités d’enseignement répondant aux besoins des apprenants en formation initiale et continue : formation diplômante, formation certifiante, parcours professionnalisant, blended learning et parcours individuels automatisés.

La pédagogie numérique au sein des écoles d’ingénieurs de IONIS Education Group

Depuis près de 3 ans, EPITA, ESME Sudria, SupBiotech et IPSA, écoles d’ingénieurs du Groupe IONIS proposent à leurs étudiants des cours numériques accessibles sur ordinateurs, tablettes et mobiles, pour les matières scientifiques comme les Mathématiques et la Physique, ainsi que pour les cours d’informatique comme l’Algorithmique et la Programmation.

L’enseignement numérique développé par le Groupe IONIS à travers la plateforme de formation numérique IONISx fait partie intégrante de l’expérience et de la pédagogie de nos écoles. Cet enseignement proactif qui place l’étudiant au centre de son enseignement permet de préparer encore mieux nos futurs ingénieurs pour la réussite professionnelle. Plus de 5000 étudiants ont déjà bénéficié d’un enseignement numérique au sein des écoles du Groupe.

Les classes inversées

Dans chacune des écoles d’ingénieurs, la pédagogie inversée représente un important levier de responsabilisation des étudiants ingénieurs qui concurrence les grandes universités américaines ou britanniques, où la lecture entre les cours permet de comprendre les interventions de l’enseignant et de participer à la discussion. Les classes inversées numériques, où la théorie est étudiée et évaluée en amont de séances de travaux dirigés sur des supports numériques, suivent le même principe. Le résultat : des étudiants plus autonomes et des échanges en présentiel plus riches.

La plateforme de cours numériques permet aux enseignants des écoles d’ingénieurs d’optimiser l’accompagnement de leurs étudiants en salle de cours. Des informations en temps réel concernant l’avancement et la compréhension de chaque étudiant rendent possible un enseignement au plus près des besoins du groupe et de chacun.

Les cours 100 % en ligne

La formation ne se passe pas seulement sur le campus des écoles. Pendant les périodes de stage ou les études à l’étranger, les cours 100 % en ligne permettent de maintenir les liens avec et entre les étudiants. L’équipe pédagogique assure l’engagement et la réussite des étudiants via des outils numériques de suivi de l’apprentissage.

Le MiMo, l’invention qui structure les contenus pédagogiques

Avec l’invention du MiMo (pour « micro-module »), IONISx a créé un format qui structure et harmonise les contenus numériques du Groupe IONIS, tout en optimisant l’apprentissage des étudiants et des professionnels. En 2016, les MiMo de IONISx étaient déjà au nombre de 1600.

Concrètement, les MiMo consistent en des petites capsules d’apprentissage qui permettent d’assimiler une notion clé. Ils sont composés de séquences vidéo, de fiches de synthèse, de ressources complémentaires, d’exercices d’auto-évaluation. Agglomérés, ces MiMo forment de véritables parcours créés sur mesure pour les apprenants.

Proposé aussi bien aux étudiants des écoles du Groupe qu’aux participants de ses cursus de formation continue 100 % en ligne, le MiMo est la clé de voûte du modèle pédagogique mis en œuvre par IONISx.

Le MiMo et la collaboration entre les écoles du Groupe IONIS

L’harmonisation du format des contenus pédagogiques en MiMo, disponibles sur une unique plateforme, favorise la collaboration entre les écoles du groupe. Grâce aux MiMo et à la possibilité de construire des parcours sur mesure, les cours fondamentaux des écoles d’ingénieurs du groupe ont été mutualisés. Un consortium composé de représentants de chacune des écoles a d’abord redéfini le programme en MiMo. Ensuite, chaque école a composé son propre parcours avec les MiMo de son choix, parcours qui ont depuis été proposés à l’ensemble des nouveaux étudiants. Les écoles sont accompagnées dans leurs démarches par IONISx durant tout le processus d’élaboration des cours numériques, tant pour la définition du programme, la scénarisation des classes inversées ou la production audiovisuelle.

L’enseignement numérique au service de l’évolution des carrières

Au sein du Groupe IONIS, les écoles ont toujours entretenu un lien fort avec le monde de l’entreprise pour assurer la réussite des apprenants et les faire évoluer dans un cadre professionnalisant. Avec IONISx, le Groupe poursuit sa dynamique de proximité et de synergie avec les entreprises en misant sur le développement de « l’école dématérialisée » pour s’adresser aux professionnels, salariés, entrepreneurs et indépendants en recherche de progression de carrière.

Qu’ils soient en activité professionnelle ou en recherche d’emploi, les apprenants des cursus en ligne ont de fortes attentes et des besoins bien identifiés : se rendre opérationnel rapidement et gagner en responsabilité pour tout simplement évoluer.

IONISx intègre ces paramètres dans sa méthodologie de développement de parcours de formation afin de proposer une expérience d’enseignement et un programme riches. Chaque thématique traitée est repensée, re-conceptualisée et restructurée pour le numérique. Flexibilité, accessibilité, asynchronicité : autant d’adjectifs qui résument bien ce que les apprenants sont en droit d’attendre d’un cursus à distance.

Pour concevoir ces formations, l’équipe pédagogique analyse les débouchés professionnels possibles et l’employabilité potentielle de ses futurs diplômés, et répertorie les compétences-clés à acquérir. IONISx s’attache à promouvoir l’interactivité, la dynamique de groupe et recrée à travers l’expérience proposée des véritables situations professionnelles. Ainsi, la méthode du learning by doing, ou l’apprentissage par la pratique, est au cœur du dispositif pédagogique.

 

L’école dématérialisée prend le contrôle de la formation professionnelle

Conséquence des effets de la mondialisation associés à la transformation digitale, la compétition entre écoles, universités et organismes de formation est désormais remise en cause par l’arrivée de nouvelles plateformes d’enseignement en ligne. L’éducation et la formation professionnelle, un futur dicté par les géants du Web ?

Alexander CalderOeuvre d’Alexander Calder   / Crédit photo : Nate R.

« Tout le monde commence à craindre de se faire Uberiser. C’est l’idée qu’on se réveille soudainement en découvrant que son activité historique a disparu… Les clients n’ont jamais été aussi désorientés ou inquiets au sujet de leur marque et de leur modèle économique » confiait Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, en décembre 2014, dans une tribune du Financial Times.

Mythe ou réalité, le risque d’uberisation agite depuis quelques années le secteur de la formation professionnelle déjà traversé par une transformation numérique profonde. On pense notamment à l’essor du e-learning, des plateformes collaboratives ou de streaming de vidéos puis l’émergence des MOOC, COOC et SPOC à destination des entreprises comme des particuliers. Ainsi chacun peut-il désormais apprendre ou enseigner à travers de multiples outils numériques (forum, wiki, vidéos, podcasts, tutoriels, etc.) remettant théoriquement en cause le monopole longtemps exercé par les organismes de formation initiale ou continue.

Paradoxalement, en matière de formation professionnelle, la transformation numérique a produit un effet inverse à l’uberisation d’autres secteurs de l’économie : les établissements d’enseignement supérieur ont réinvesti le terrain de la formation continue après l’avoir longtemps délesté au profit de la formation initiale.

Faut-il voir un effet de la révolution des MOOC ayant poussée les écoles et universités à investir le domaine du digital learning dont elles ont produit une majorité du contenu actuellement disponible ? Au fond, les établissements d’enseignement supérieur redeviennent grâce au numérique des partenaires privilégiés des entreprises pour la formation de leurs salariés. Ils proposent des formules repensées : enseignement personnalisé, pédagogie par projet, serious games, réalité virtuelle & augmentée, blended learning, adaptive learning, social ou mobile learning.

Après les MOOC, la formation professionnelle d’excellence par les écoles et universités

Jeremy Rifkin, auteur et économiste de renom avait théorisé en 2014 la fin de l’université telle qu’on la connaît dans son ouvrage intitulé « La nouvelle société du coût marginal zéro. L’internet des objets, l’émergence des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme »[1]. Force est de constater que les universités traditionnelles n’ont pas disparu mais leurs missions ont changé radicalement après la déferlante des MOOC en 2012. En définitive, ce phénomène aura servi de brèche et d’ouverture à une conception plus large de l’enseignement numérique.

Aujourd’hui, de nombreuses offres Executive Education permettent aux écoles et universités de tirer parti de leur expérience du MOOC pour répondre aux besoins des entreprises à travers des offres de formations 100% en ligne ou hybrides. De même, les universités d’entreprises s’associent aux grandes écoles pour élargir leurs offres de formation, intégrer des enseignants chercheurs et délivrer des titres ou certifications reconnus à leurs collaborateurs. Au-delà de l’effet de mode, ces nouveaux types d’apprentissage possèdent de nombreux avantages. Ils permettent de dépasser certaines contraintes physiques comme la capacité d’accueil des établissements par exemple, d’apprendre en temps réel, ou encore de collaborer avec la communauté via des réseaux sociaux d’apprentissage.

Diplômes, titres et certifications 100% en ligne : la nouvelle donne en matière de formation continue

Dirigeants, cadres ou entrepreneurs : la formation professionnelle continue à destination des collaborateurs de l’entreprise relève d’un besoin historique d’adapter les salariés à leur poste de travail et de veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi. Face à la concurrence émanant des pays à bas coûts de main-d’œuvre, la montée en compétence des employés représente un enjeu considérable pour l’innovation et la compétitivité des entreprises et requiert de nouvelles méthodes de formations – moins contraignantes et plus efficaces.

Si une nouvelle ère a été franchie avec l’émergence des MOOC et autres formations en ligne favorisant le développement de la formation continue auprès d’un plus grand nombre d’individus à un moindre coût, le besoin de reconnaissance s’est vite fait sentir tant pour les apprenants que pour les formateurs. Besoin de valoriser les connaissances et compétences nouvellement acquises pour les apprenants. Besoin de valoriser la qualité de la formation à travers la certification pour les écoles et prestataires de formation. En outre, depuis le 1er janvier 2017 les financeurs institutionnels de la formation professionnelle (État, Région, Opca, Opacif, Pôle emploi et Agefiph) doivent s’assurer que les formations professionnelles financées répondent aux critères qualité attendus d’une action de formation.

Se réinventer ou périr

Bousculés par la réforme de la formation professionnelle de 2014 d’une part et l’innovation pédagogique portée par les EdTech d’autre part, les acteurs traditionnels de la formation continue n’ont eu d’autre choix que de se réinventer ou périr. Tout d’abord en recourant à des partenariats avec les écoles et universités pour délivrer des formations et certifications éligibles au CPF. Puis, de plus en plus, en adoptant des dispositifs pédagogiques augmentés plus proches des attentes des apprenants : réalisation de projets, auto-apprentissage, esprit collaboratif, complémentarité des compétences. Enfin, les prestataires de formations se sont tournés vers les modèles économiques du web popularisés par les plateformes de services à la demande : formules freemium, abonnements premium, in-app purchases.

Signe de cette nouvelle donne en matière de formation : l’exemple de Weidong Cloud Education. Leader de l’éducation en ligne en Chine ayant créé avec Microsoft la plateforme d’enseignement en ligne du ministère chinois de l’éducation, Weidong Cloud Education a acquis une participation majoritaire dans Brest Business School et pris le contrôle du groupe Demos, numéro deux de la formation professionnelle en France. Une manière d’allier savoir-faire des écoles et prestation de formation continue pour délivrer titres et diplômes reconnus à l’issue des formations.

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Aujourd’hui la formation professionnelle poursuit son développement et s’hybride en proposant des parcours mixant présentiel et numérique (blended learning) voire 100% en ligne et délivrant des titres et certifications reconnus. Exemple au sein du Groupe IONIS où la plateforme numérique ionisx.com est tournée vers ces nouveaux modes d’apprentissage pour accompagner les apprenants dans leur volonté de valoriser, d’optimiser et d’élargir leurs compétences. Mais à la différence des dispositifs traditionnels de la formation professionnelle, la personnalisation des parcours est une dimension essentielle de la pédagogie numérique : ainsi les apprenants peuvent-ils définir la durée et le rythme de leur formation, suivre des enseignements adaptés à leur niveau de qualification ou à leurs objectifs professionnels et obtenir un accompagnement individualisé dans le cadre de réalisations de projets encadrés par des tuteurs et experts métier.

L’éducation du futur sera permanente et numérique

L’éducation est l’un des secteurs à plus fort potentiel de croissance pour les 20 années à venir avec la santé et la transition énergétique[2]. Or, la démocratisation des formations en ligne associée à la mondialisation de l’enseignement augure un futur proche dans lequel ne subsisterait qu’une poignée d’universités en ligne dans le monde.

Déjà, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) et autres entreprises du web tels que LinkedIn et Microsoft investissent le domaine de l’éducation à travers leurs plateformes : Google for Education, Apple for Education, Microsoft Education, Lynda.com ou Amazon Inspire. Il est probable que ces acteurs construiront prochainement des cursus débouchant sur des titres et certifications reconnus par l’État tel qu’envisagé au Royaume Uni dans un rapport[3] du Secrétaire d’État aux Universités et aux Sciences : « Il n’y a pas de raisons de protéger les [universités] en place d’une compétition d’excellence. Nous voulons un marché mondialement compétitif qui soutienne la diversité, dans lequel n’importe qui démontrant son potentiel à offrir une excellente éducation et à remplir les critères de qualité pourrait rentrer en compétition avec les institutions universitaires en place. »

Hier, les cours en ligne bouleversaient profondément les pratiques pédagogiques des écoles, comme au sein du Groupe IONIS avec l’introduction à grande échelle des classes inversées. Demain, les approches collaboratives, sociales et mobiles des plateformes numériques marqueront durablement l’enseignement. On verra émerger de nouveaux lieux d’apprentissage, des contenus et pratiques pédagogiques repensés ainsi que des modèles économiques réadaptés pour des publics d’apprenants dits « tout au long de la vie[4] ».

« Le destin d’une civilisation, selon l’historien Arnold Toynbee, dépend d’une minorité d’individus qui en leur sein détiennent des forces créatrices. Quand une civilisation parvient à relever un défi, elle croît, sinon elle décline. »[5] Avis à tous les pionniers de la transformation numérique de l’Enseignement.

Sources :
[1] Rifkin, J. (2014). La nouvelle société du coût marginal zéro : L’internet des objets, l’émergence des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme. Babel.
https://www.amazon.fr/nouvelle-soci%C3%A9t%C3%A9-co%C3%BBt-marginal-z%C3%A9ro/dp/2330058829
[2] https://www.wavestone.com/app/uploads/2017/03/numerique-enseignement-superieur-formation.pdf
[3] https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/523396/bis-16-265-success-as-a-knowledge-economy.pdf
[4] https://cnnumerique.fr/wp-content/uploads/2016/05/CNNum_Avis2016-1_ESR-4.pdf
[5] Arnold Toynbee, historien, http://www.europe1.fr/emissions/au-coeur-de-l-histoire/lhistoire-de-demain-2721139