Une démarche participative pour poursuivre la transformation numérique des écoles du Groupe IONIS.


Une série d’ateliers de co-construction a été organisée dans chacune des 4 écoles d’ingénieurs du Groupe IONIS en mai et juin 2017. L’objectif était de définir les axes prioritaires pour la poursuite de la transformation numérique de chacune des écoles. Récit et retour en images sur ces rencontres entre étudiants, administratifs, enseignants des écoles et l’équipe de IONISx. 

Ces ateliers de design participatif ne sont pas un acte isolé mais font suite à des rencontres régulières.

Pour accompagner la transformation numérique des écoles du Groupe IONIS, jusqu’à présent IONISx avait organisé un séminaire de sensibilisation et de formation interne en mars 2015 pour le lancement du projet dans 7 écoles ; puis tous les 6 mois des focus-groups sur la qualité de l’offre et les évolutions attendues auprès du personnel et de représentants d’étudiants des 4 écoles d’ingénieurs du Groupe.

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Travail en petits groupes à l’atelier de Sup’Biotech, mai 2017

Plus de 5 000 étudiants déjà concernés par l’enseignement numérique de IONISx

Mais qu’en est-il au juste de l’enseignement numérique au sein de IONIS Education Group ?

L’enseignement numérique est un axe fort de développement du Groupe. Des initiatives multiples existent, au sein de chaque école, ou initiés par le Groupe.  IONISx est l’unité du Groupe spécialisée dans ce domaine qui participe à la transformation numérique des écoles. Ses activités fédèrent essentiellement ce qui concerne le pilotage de projets, la production des cours et l’hébergement des supports numériques pour des cours souvent transverses aux écoles.

IONISx a donc lancé en janvier 2015 un projet de numérisation de cours pour 7 écoles (ISEFAC, ISEG, ISG, IPSA, ESME Sudria, EPITA, Sup’Biotech). Des classes inversées ont notamment été mises en place dans les 4 écoles d’ingénieurs en Mathématiques, Physique et Informatique depuis septembre 2015. Ceci touche plus de 5 000 étudiants depuis la rentrée 2016.

 

La dématérialisation d’autres cours est initiée (autres matières du cycle bachelor, du cycle ingénieur…) avec l’optique de proposer non seulement davantage de formations diplômantes dématérialisées en formation initiale ou continue mais aussi des certificats professionnels de formats plus courts. On vise la formation tout au long de la vie. 

Une démarche participative qui plaît

Pour aller plus loin et après 2 années scolaires de pratique, il était temps de faire le point, école par école, sur les axes prioritaires de développements pour le futur. La méthode de co-construction utilisée était inspirée d’une démarche mise en place dans l’enseignement supérieur français. Ces ateliers, intitulés “Tous acteurs de la transformation numérique de l’ESME Sudria/ l’IPSA / l’EPITA / Sup’Biotech !” étaient quadripartites . Ils rassemblaient chaque fois vingt à vingt cinq participants : étudiants déjà concernés par les classes inversées en première ou deuxième année d’étude, administratifs de l’école, enseignants plus ou moins concernés par l’enseignement numérique, et des représentants de l’équipe IONISx.

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Présentation d’un chantier par un étudiant à l’atelier de co-construction de l’IPSA,  juin 2017

L’idée comme le titre l’indiquait était que chacun se sente acteur de la transformation numérique de son école. Il s’est avéré que cet élément a grandement séduit, en particulier les étudiants qui ont apprécié d’être consultés de la sorte au même titre que les professionnels, forts de leur expérience et de leur niveau d’implication.

Le déroulé : une alternance de séquences en plénière et en petits groupes

Chaque atelier s’est déroulé sur la même trame, en 3 temps principaux après l’accueil des participants en plénière.

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Panneau de bienvenue à l’ESME, juin 2017

1. Imaginer l’école en 2050 : un brainstorm d’une demi-heure pour échauffer les méninges en petits groupes. Une liste de dimensions à aborder comme les lieux, les publics, les ressources, etc. permettait d’avoir une approche la plus complète possible. A la fin de cette séquence chaque groupe devait aussi choisir quelles valeurs représenteraient le mieux son école dans ce futur lointain. Une restitution de chaque panneaux produit en plénière a permis à chaque groupe de prendre connaissance des idées et des directions privilégiées par les uns et les autres.

2. Faire avancer les projets de la transformation numérique : un inventaire des projets actuels a été dressé en plénière. Ceci a permis à chacun d’avoir connaissance de certains éléments qui le concernent de plus ou moins loin, de l’ERP aux cours en ligne existants ou en développement, en passant par l’évaluation, le suivi, la formation continue… Ensuite un projet a été développé par table. Chacune planchait sur les actions à mener pour le développement du chantier en question selon 6 dimensions : lieux, recherche, ressources, systèmes d’informations et services, contenus pédagogiques, gouvernance, éco-système et valeur ajouté.

3. Définir le référentiel de transformation numérique de l’établissement : pendant la dernière heure de l’atelier, les petits groupes ont identifié parmi de nombreuses actions proposées par l’exercice quelles étaient les 10 actions les plus pertinentes pour leur école, toujours classées selon les 6 dimensions précédentes. Des étiquettes permettaient de placer les actions sélectionnées sur un fond de carte.

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Un participant lit les étiquettes proposant des actions à sélectionner et coller sur une carte à Sup’Biotech, mai 2017

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Dialogue en petits groupes à Sup’Biotech, mai 2017

Ces recommandations ont été partagées en plénière où une carte de compilation a été produite. Il s’agissait d’exprimer ce que ces actions théoriques signifiaient dans le cas de l’école et de les rapprocher aussi des 3 ou 4 projets de transformations numériques sur lesquels les groupes avaient travaillés au préalable.

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Compilation des cartes des 10 actions prioritaires en plénières à Sup’Biotech, mai 2017

Au final, ce qui pourrait faciliter une bonne appropriation des changements envisagés ou une mise en place rapide des actions préconisées a été évoqué.

Après quelques mots de conclusion et de remerciement, un buffet était l’occasion de prolonger les échanges de manière plus informelle.

Quels enseignements sur le fond ?

D’une manière générale, un consensus sur les axes de développement s’est dégagé :

  • Vers une porte d’entrée unique pour tous les services en ligne (scolarité, cours, bibliothèque…). Fini les login sur différentes plateformes : une porte d’entrée unique serait la voie à différents services selon les accès associés.
  • Des idées pour développer la communication interne (au sein des écoles entre l’administration et les profs principaux et les étudiants, entre établissements et campus).
  • Vers plus d’informations sur la progression des apprenants, aussi bien pour les étudiants que les équipes enseignantes et pédagogiques. Les statistiques déjà accessibles sont bien appréciées pour se comparer notamment à la moyenne de sa classe. La gamification déjà présente est amenée à prendre une place toujours plus importante pour développer l’émulation entre apprenants et enseignants et démontrer l’acquisition de connaissance et compétences.
  • Plus de collaboration que ce soit via du tutorat par des élèves plus avancés ou via les réseaux sociaux entre apprenants d’une même promotion ou avec les enseignants.
  • Plus de pédagogie par projet et d’interdisciplinarité, avec des projets fil rouge transverses à plusieurs cours, de nouveaux types d’évaluations.

 

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Travail en petits groupes à l’ESME Sudria, juin 2017

Un renforcement des équipement et des locaux pour s’adapter à la pédagogie numérique : plus d’espaces pour consulter ses cours à l’école ou travailler en petits groupes sur des projets ou des révisions ; des salles adaptées aux séances de travaux dirigés ou de travaux pratiques, à l’expérimentation, des fablabs…

Bien entendu certaines nuances et préconisations sont propres à chacune des écoles qu’il serait trop long de développer ici.

Une démarche systématique à suivre de plan d’actions

En conclusion, cette méthode a permis d’envisager le futur à moyen terme en abordant différentes dimensions, sans faire l’écueil de se concentrer sur ce qui semble le plus évident et utile mais aussi en envisageant systématiquement tous les axes de développement possibles.

L’appropriation des préconisations par les participants était bien tangible. Il reste à transformer ces recommandations en plans d’action concrets à budgéter et planifier plus précisément.

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L’animatrice note les propositions des participants à la plénière à l’ESME Sudria, juin 2017

Quant à la démarche de qualité et de consultation large des publics concernés, il est indéniable qu’elle se poursuivra. Elle a non seulement été appréciée de chacun, mais elle a aussi débouché sur des idées variées, pertinentes et de valeur pour poursuivre la transformation numérique des écoles.

Objectif atteint ! Mais on ne s’arrête pas là. La réflexion est permanente : Quel format pour les prochains ateliers consultatifs sur la qualité de l’enseignement numérique prévus à l’automne 2017 ? Vos idées sont les bienvenues en commentaire de cet article !

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